Johan De Haes
Test driver
Dans ce test d’autonomie réalisé avec la Renault R5 E-Tech electric, je souhaite évaluer l’autonomie dans des conditions de conduite quotidiennes. Je vais tester l’autonomie en ville, sur autoroute et sur des routes départementales afin de déterminer l’autonomie minimale et maximale. Je souhaitais également savoir combien de temps il faut pour recharger la batterie à l’aide d’un chargeur rapide. Pour cela, nous nous rendons sur une aire de recharge rapide de DATS 24. DATS 24 est d’ailleurs le sponsor de ce test d’autonomie.
La Renault R5 E-Tech electric est une voiture électrique équipée d’une batterie nickel-manganèse-cobalt de 400 V. Notre voiture d’essai était la version « Techno Comfort Range » de 150 ch. Elle est proposée à partir de 33 100 € et dispose d’une batterie d’une capacité de 52 kWh. Son autonomie combinée selon le cycle WLTP s’élève à 410 km.
Sa puissance est de 150 pk, ce qui lui permet de passer de 0 à 100 km/h en 8 secondes. Il est également important de préciser que ce modèle prend en charge la recharge rapide en courant continu (DC). Toutes les versions de la R5 n’en sont pas capables, et je vous recommanderais vivement de choisir un modèle compatible avec la recharge rapide. Par ailleurs, le véhicule d’essai était également équipé d’une pompe à chaleur, ce qui a un effet positif sur la consommation. Il était également équipé de pneus toutes saisons montés sur des jantes de 18 pouces.
En termes de sensations de conduite, c’est une voiture étonnamment agréable à conduire. Renault a conçu le châssis dans un souci de plaisir de conduite en optant pour un essieu arrière multibras, qui apporte davantage de dynamisme dans les virages serrés. Elle ne développe que 150 pk, mais elle se conduit un peu comme un kart. À l’instar des générations précédentes de la MINI. Il faisait vraiment très chaud le jour de mon essai. À un moment donné, la température a atteint 30 degrés et l’adhérence des pneus toutes saisons dans les virages m’a alors semblé un peu moins ferme. Les systèmes d’aide à la conduite sont nombreux, mais ce qui est appréciable, c’est la présence d’un bouton physique permettant de désactiver immédiatement toutes ces alertes gênantes.
La R5 a vraiment un look sympa, surtout à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur. Elle est bon marché, mais les matériaux donnent tout de même une impression de solidité. Cette R5 est d’ailleurs fabriquée en France. Le saviez-vous ? Le temps de production de ce modèle est d’environ 9 heures.
En termes d’espace intérieur, c’est tout à fait suffisant. À l’avant, l’espace est plus que suffisant. À l’arrière, on est un peu à l’étroit au niveau des jambes et de la tête. Le coffre est également compact. Le coffre offre un volume d’environ 326 litres ; une fois la banquette arrière rabattue, ce volume passe à 1 106 litres.
Tout cela est très positif, mais cette R5 présente tout de même un gros inconvénient. Il y a trois leviers sur le côté droit du volant : un levier de commande pour la transmission, un pour les essuie-glaces et un pour le système audio. Pour être honnête, il m’est arrivé à plusieurs reprises d’activer les essuie-glaces alors que je voulais en réalité passer en marche arrière. C’est très agaçant et, au bout d’une semaine, je ne m’y étais toujours pas complètement habitué. De même, pour commander le système audio, ce levier n’est pas vraiment pratique.
La position du conducteur est également un peu trop haute. Même dans la position la plus basse, vous êtes encore assis assez haut. Autre petit bémol : il n’est pas possible de commander la climatisation via l’écran tactile, alors que l’on s’y attendrait intuitivement à cet endroit.
Mais dans l’ensemble, je suis très satisfait de cette R5. Ce n’est pas une voiture chère, mais elle a tout de même quelque chose d’authentique ; elle possède une personnalité agréable. C’est quelque chose qui fait totalement défaut à la plupart des voitures chinoises, par exemple.

Nous empruntons l’autoroute en direction de Namur pour rejoindre les routes des Ardennes. Nous roulons à 120 km/h lorsque c’est possible. Nous ralentissons parfois un peu en raison de travaux, mais dans l’ensemble, le trajet se déroule sans encombre. Après 101 kilomètres sur l’autoroute, nous effectuons un nouveau contrôle. La consommation s’élève à 16,2 kWh/100 km.

Ce chiffre devrait être nettement supérieur à celui enregistré en ville et correspond à une autonomie estimée de 321 kilomètres sur autoroute. La température était de 24 degrés pendant le trajet.

Nous sommes désormais aux abords de Marche-en-Famenne et nous quittons l’autoroute. Nous roulons désormais sur des routes de campagne, et j’ai envie de tester un peu les capacités de la voiture. J’ai roulé de manière un peu plus sportive pendant quelques kilomètres, en accélérant plus souvent, avant de reprendre une conduite plus tranquille. Après un peu moins de 16 kilomètres sur ces routes, par une température de 24 degrés, la consommation moyenne s’élève à 17,1 kWh/100 km. C’est légèrement supérieur à la consommation sur autoroute. Cela porte l’autonomie « sportive » à 304 kilomètres.


Pour ce test, je me rends dans l’une des 85 stations de recharge de DATS 24, le sponsor de ce test d’autonomie. Cette R5 E-Tech Electric Techno 150 ch Comfort Range prend en charge la recharge rapide en courant continu à une puissance de 100 kW. Renault indique que ce véhicule électrique passe de 15 % à 80 % en 30 minutes. Si vous envisagez d’acheter une autre version de la R5, vérifiez bien les capacités de recharge rapide, car toutes les versions ne prennent pas en charge ce mode de recharge.

Nous effectuons le test par une température d’environ 27 degrés. Au début du test, la batterie est chargée à 18 % et l’indicateur d’autonomie affiche 82 km. Nous lançons la recharge et, au bout de 30 secondes, celle-ci s’effectue à une puissance de 100 kW. Au bout de 10 minutes, je vérifie à nouveau. La recharge s’effectue alors à une puissance de 80 kW. En 10 minutes, la batterie est passée de 18 % à 47 %. Nous avons déjà gagné 112 km d’autonomie au total.

Au bout de 20 minutes, la vitesse de recharge est déjà tombée à 60 kW. La batterie est passée de 47 % à 67 %. Nous avons à nouveau gagné 80 km d’autonomie sur l’indicateur d’autonomie.
Au bout de 30 minutes, nous avons interrompu le test. J’ai constaté que nous n’atteignions alors qu’une puissance de 41 kW. La batterie est à 83 % et l’indicateur affiche une autonomie de 331 km. En 30 minutes, nous avons donc gagné 248 km et sommes passés de 18 % à 83 % à une température de 27 degrés.

Qu’en est-il de la recharge sur secteur ? Je peux vous indiquer que la recharge sur secteur est possible à 11 kW et que le temps de recharge pour passer de 10 % à 100 % est d’environ 4 h 30.

Nous commençons l’essai au sud de Bruxelles, à Drogenbos. Nous passons par Bruxelles-Sud pour nous diriger ensuite vers le centre et le nord-est de la ville. Le premier tronçon s’est déroulé dans un trafic urbain très dense : arrêts et redémarrages à des vitesses relativement faibles. J’ai parcouru les 7 premiers kilomètres en mode D. Il existe toutefois un mode B plus efficace, doté d’un freinage régénératif. J’ai donc parcouru les 14 km restants en ville en mode B. J’ai effectué ce test en mai ; il faisait beau et la température avoisinait les 22 degrés.

Après 21 kilomètres parcourus, nous disposons d’un premier chiffre. La consommation s’élève à 12,9 kWh/100 km. Si l’on extrapole cette consommation de 12,9 kWh en fonction de la capacité de la batterie, on obtient une autonomie estimée en cycle urbain de 403 kilomètres. C’est un résultat plus que satisfaisant.

Je souhaite maintenant déterminer l’autonomie maximale. Pour cela, je privilégie les routes nationales typiques: peu de circulation, pas de feux tricolores, et une conduite fluide à une vitesse constante d’environ 70 km/h. Ce sont en quelque sorte les conditions idéales. Je suis curieux de savoir si ce résultat sera encore meilleur que celui obtenu en ville.

Après un trajet de 44 kilomètres dans ces conditions et par une température de 26 degrés, je constate une consommation d’à peine 9,3 kWh/100 km. Waouh, c’est vraiment très faible. Si vous parvenez à maintenir cette consommation, vous pouvez espérer une autonomie de 559 kilomètres.
En conclusion, je peux dire que l’autonomie minimale sur autoroute s’est élevée, lors de mon test, à 321 km à une température de 24 degrés. En conduite sportive sur routes de campagne, j’ai obtenu une autonomie encore plus faible , à savoir 304 km.
En termes d’autonomie maximale, j’ai atteint la belle figure de 559 km sur des routes régionales, par une température de 26 degrés. En ville également, j’ai pu compter sur une autonomie respectable d’environ 403 km.
Dans la pratique, pour la plupart d’entre vous, l’autonomie se situera quelque part entre ces deux valeurs. Par temps froid, l’autonomie est légèrement réduite, tandis qu’en été, elle peut être légèrement supérieure. Lors du test de recharge rapide , nous avons gagné 248 km en 30 minutes et sommes passés de 18 % à 83 % à une température de 27 degrés.
Test driver
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